StefanBck

Fragments d'instants

IconomécanophilIe

Depuis quelques années, je m’évertue à rassembler de vieux appareils photos argentiques dans le secret espoir de m’en servir un jour puis de développer moi-même les pellicules que j’aurai exposé.
Lors de mes premières recherches, je récupérais tous les boitiers argentiques que l’on voulait bien me donner ou j’achetais à bas prix sur une brocante, quelque soit l’année de production, la marque et l’état.
Très rapidement, je me constituais une petite collection d’une vingtaine d’appareil sales, abimés, cassés, ou d’appareil trop récents, ce qui au final ne présentais que très peu d’intérêt. Néanmoins, je les exposais avec une fierté non dissimulée sur les étagères de mon salon.

Comment tout a commencé?

Lors d’un voyage à Lyon en 2017, je tombais par hasard sur un magasin possédant en vitrine quelques boitiers d’un âge certain bien que reluisants. Poussé par la curiosité, je franchissais la porte de ce magasin et entamais la discussion avec le commerçant.
Ce dernier m’expliqua alors, que les appareils photos argentiques anciens présents en vitrine étaient révisés et restaurés dans leur atelier, au fond du magasin. Bien évidemment, comme vous pouvez vous en douter, je n’ai pas pu résister à un achat compulsif et je suis reparti avec un des boitiers et un stock de pellicules en prime.

Cette acquisition, dont je vous parlerai plus longuement dans un prochain article, a été le déclic. C’est en effet, après avoir acheté ce boitier, que j’ai décidé de restreindre ma « collection » d’appareils photos argentiques aux seuls appareils datant d’avant 1960 (date purement arbitraire) et si possible en état de fonctionnement.
Je conserve toutefois certains appareils plus récents pour le plaisir de m’en servir de temps en temps.
Au final, depuis 2 ans, ma « collection » se résume à peine à une dizaine de boitiers, mais je l’agrandi patiemment au gré de mes coups de cœurs et de mes « rencontres » sur les brocantes.

Suis-je Iconomécanophile?

C’est par ce terme facile à retenir et à placer dans une conversation que l’on désigne le collectionneur d’appareil photo.
Le collectionneur quelque soit l’objet de sa collection d’ailleurs (amusez-vous à rechercher la signification de Cassanuxiphile, de Molubdotémophile ou encore de Oologiste) a pour vocation de rassemble un ensemble d’objet liés à un thème donné selon des critères d’ordre scientifique, artistique, esthétique, documentaire, affectif ou vénal.
Si l’on s’en tient stricto-sensu à la définition précédente, je veux bien admettre que je suis un Iconomecanophile.
Néanmoins, cette Iconomecanophilie est atténuée par le fait que :
– Je ne participe pas aux salons spécialisés,
– je n’écume pas les brocantes à la frontale à 6h30 le dimanche,
– je ne lâche pas mon salaire dans ma collection,
– je ne passe pas mon temps sur des sites de collectionneurs,
– je n’achète pas ou n’échange pas avec d’autres collectionneurs.

Mon but n’est pas de constituer une immense collection ni qu’elle possède une valeur financière. Je souhaite simplement réunir pour mon plaisir, un ensemble d’objets que je trouve esthétiques, possédant si possible une histoire et étant en état de fonctionnement.

C’est en effet un vrai plaisir que de pouvoir utiliser ces vieux objets (dont certains ont plus de 60 ans), restés à l’abandon pendant de longues années dans un grenier, avant d’être redécouvert avec une pointe de nostalgie par un fils, un neveu, une petit-fille qui se décidera tant bien que mal à le revendre un jour ou à le donner à un passionné. Tout comme c’est un plaisir de prendre connaissance de l’histoire « familiale » de l’appareil et des souvenirs qu’il fait resurgir.

Valeur marchande

Tant que j’y suis, j’aimerai profiter de cet article pour m’adresser aux personnes qui revendent ces vieilleries sur les brocantes, leboncoin et autres sites de vente d’occasion. Je sais bien que les temps sont durs pour tout le monde, que la mode est au vintage, que l’ancien appareil moisi de papi René pourrait avoir de la valeur parce qu’il est des années 50, mais vouloir vendre un boitier tout abimé et poussiéreux, sans aucune garantie qu’il fonctionne, à un prix exorbitant, c’est du grand n’importe quoi.

Dites-vous qu’en dehors de quelques exceptions dues à la rareté du boitier ou des objectifs, à la marque (Leica, Hasselblad), au nom de l’ancien propriétaire (je suppose qu’un appareil qui a appartenu à Capa ou à Doisneau vaut plus cher que le même qui aurai appartenu à papi René), la plupart des appareils que l’on peut trouver dans un vie-grenier sont courant en France et trouvable assez facilement, ce qui fait que généralement, leur valeur marchande n’est pas très élevée. Il n’est donc pas nécessaire d’en demander autant.

Next?

Ainsi se termine ce premier article consacré à ma modeste « collection » d’appareils photo anciens. Je vous présenterez à l’occasion, dans de futurs articles, certains de mes appareils, qui ont presque tous, vous vous en doutez, leur petite histoire. Le prochain sera probablement consacré à un moyen format des années 50, le Semflex 1/2 oto 3.5

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